Diaconat permanent

 

Bienvenue sur la section du diaconat permanent au diocèse de Gaspé !

 

« Comme Lui, pour servir…»
Depuis sa restauration par le Concile Vatican II, le diaconat a commencé timidement à se faire une place dans le diocèse de Gaspé. Avant 2014, seulement quatre diacres y ont été ordonnés.
Cependant en août 2014, deux ordinations ont eu lieu, après cinq ans de formations.
 Actuellement, des couples sont en cheminement en vue de l’ordination diaconale de l’époux.
 Sur cette section de notre site, vous trouverez les liens et les informations sur le diocèse de Gaspé. Vous pouvez toujours rejoindre l’abbé Serge Tidjani ou Mme Jeannine Turbide, qui sont les répondants diocésains du diaconat permanent.
 Abbé Serge Danialou TIDJANI,
Membre de l’équipe de formation au diaconat permanent

 

 

L’Évêque de Gaspé, Mgr Jean Gagnon, a publié en mars 2011 les Orientations concernant le diaconat comme ministère exercé en permanence dans le Diocèse de Gaspé. Cliquez sur le titre du document pour y accéder.

 

 

 

La formation au diaconat

en questions et réponses

 

L’année 2014 a connu, dans le diocèse de Gaspé, deux ordinations au diaconat. Cet événement en a amené plus d’un à se demander le chemin parcouru par ces couples. Quelle formation a été reçue?
 En mars 2011, Mgr Jean Gagnon a publié les Orientations concernant le diaconat comme ministère exercé en permanence dans le Diocèse de Gaspé. Ce document se trouve sur le site Internet du diocèse, menu DOCUMENTATION, rubrique DIACONAT PERMANENT.
 Les candidats : qui peut devenir diacre?
Avant tout, il s’agit d’hommes célibataires ou mariés selon les rites de l’Église catholique; impliqués dans leur communauté, ils sont interpellés par d’autres personnes ou ressentent un appel à servir de façon spéciale en Église. Ces hommes entreprennent la démarche de formation, après en avoir fait la demande formelle à l’évêque.
Et l’épouse?
Après l’époux, elle est la première personne concernée par la démarche. Elle est en tout temps le soutien et la première « complice » du choix que va faire son mari, puisque ce choix a des implications dans la vie du couple. Il est essentiel que l’épouse vive avec son époux le discernement relatif à la vocation diaconale et participe activement à la formation diaconale. C’est pourquoi, pour les hommes mariés, le consentement de l’épouse et sa participation à la formation sont indispensables à toutes les étapes. Si l’époux est ordonné diacre, l’épouse pourra avoir aussi un engagement pour l’accompagner.
Les années de formation : durée? contenu?
Le temps de formation généralement requis pour le diaconat permanent est de cinq années. Ces années se partagent ainsi : une première année axée sur le discernement; ensuite trois années pour approfondir les trois axes du service diaconal (charité, Parole, liturgie); la dernière année sert davantage à préciser les modalités concrètes d’engagement pastoral et à préparer l’ordination.
Les rencontres de formation ont lieu à Gaspé et s’étalent de septembre à juin, à raison d’une fin de semaine tous les deux mois : les candidats arrivent le vendredi vers 18 h et repartent le lendemain en fin d’après-midi.
La formation en théologie : essentielle?
On n’attend pas du candidat qu’il soit un spécialiste de la théologie. Cependant, s’il n’a encore reçu aucune formation théologique, l’évêque demande à l’homme (mais pas à l’épouse) de suivre (à distance), quelques cours universitaires pouvant être sanctionnés par une attestation, un certificat ou un diplôme.
Les formateurs : qui sont-ils? que font-ils?
 L’équipe de formateurs et formatrices se compose de couples dont le mari est diacre et d’un prêtre. Elle est actuellement soutenue par des couples de l’archidiocèse de Québec qui, alternativement, se déplacent chaque fois chez nous pour accomplir une mission d’Église. Il revient à cette équipe de pourvoir à la formation selon les directives de l’évêque ou de trouver les personnes-ressources requises.
 Les formateurs rendent compte à l’évêque au fur et à mesure du cheminement. Les observations des formateurs auprès des aspirants et candidats touchent les étapes de la connaissance de soi et sont constituées de deux axes: celui qui est de l’ordre de l’observable et celui qui est de l’ordre de l’écoute de ce qui est exprimé en cours de formation. Ce travail d’observation est indispensable pour discerner un appel de Dieu et faire une recommandation à l’évêque.
La place de l’évêque : est-il concerné?
C’est lui le premier responsable de la formation. C’est pourquoi il reçoit la demande pour commencer un cheminement et en donne l’autorisation. Chaque année, le candidat lui réitère son désir de continuer. En fin de formation, il lui revient, en dernier, le prendre la décision d’appeler le candidat, de l’ordonner, et de lui confier une mission dans le diocèse.
Et la communauté? La paroisse? Le secteur? Les prêtres
Les prêtres du diocèse, les diacres et les communautés des candidats sont appelés à leur apporter un soutien particulier durant leur cheminement : des appréciations constructives, des présences édifiantes, des prières, des attentions soutenues, de l’affection… Ainsi le candidat ne se sent donc pas seul.
Y-a-t-il actuellement des candidats?
Bien sûr! Depuis septembre 2013, quatre couples cheminent dans la formation au diaconat permanent. Il est possible de les rejoindre pour apprécier leur témoignage.
Diacre ordonné, pour quelle mission?
La mission du diacre est avant tout d’être témoin de Jésus Serviteur dans son milieu de vie. Ainsi, la priorité est sur « l’être » et non pas « le faire ». Dans le diocèse de Gaspé, la mission du diacre est à trois niveaux : diocèse, secteur et paroisse. Il revient à l’évêque de lui donner cette mission sur concertation mutuelle. Le ministère du diacre permanent n’est pas rémunéré; cependant, lorsque le diacre doit engager des dépenses particulières pour accomplir sa mission, il reçoit une compensation équitable.
D’autres questions?
Le diaconat est un ministère qu’on est encore en train de découvrir. Il y sans doute plein de questions sur ce sujet dans le diocèse de Gaspé; il est possible de prendre plus de renseignements en appelant Julien Leblanc et son épouse Jeannine Turbide ou le soussigné à l’évêché de Gaspé, en allant rencontrer son pasteur, un prêtre, un diacre ou son épouse…
En lisant ces quelques lignes, avez-vous pensé à un célibataire ou à un couple que vous pourriez interpeller? Avez-vous pensé qu’il y a peut-être, pour vous ou votre époux, un appel dans le diaconat? La meilleure façon de le savoir, c’est d’oser s’y lancer. Notre prière pour les vocations le dit bien : « Donne-nous l’audace d’appeler largement et de répondre avec empressement… ».
 
Abbé Serge Danialou TIDJANI
Membre de l’équipe de formation au diaconat permanent

 

 

Deux ordinations au diaconat en 2014

 

Le mois d’août 2014 restera à jamais marqué d’un sceau spécial dans la vie et l’histoire de l’Église en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. En effet, il a commencé avec une ordination diaconale et a fini de la même façon. Événement unique dans notre diocèse où, à travers ces deux célébrations, le Seigneur a montré comment il répond à nos prières d’envoyer des ouvriers à sa moisson.
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M. Paul-Henri Huard et Mgr Gagnon

Ordination Noël Denis Samson

M. Noël-Denis Samson

Après cinq années de démarche assidue, de réflexion murie, d’accompagnement soutenu, de préparation soignée, deux de nos frères, Paul-Henri Huard (époux de Louise Langlois) et Noël-Denis Samson (époux de Johanne Francoeur), ont été respectivement ordonnés diacres par notre Évêque Mgr Jean Gagnon, le dimanche 3 août à Gascons et le dimanche 31 août à Grande-Vallée.
Dans un cas comme dans l’autre, la célébration placée à 16 h, a rassemblé l’Église diocésaine, avec plusieurs prêtres, diacres, membres des différentes familles et des fidèles des secteurs et de plus loin. Cela faisait plus de dix ans qu’on n’avait pas eu d’ordination au diaconat permanent dans le diocèse!
Que ne fut grande, la joie de l’assemblée, en entendant le candidat répondre qu’il acceptait la charge du diaconat et l’épouse ajouter qu’elle restait disponible à continuer de soutenir et d’accompagner le futur diacre dans sa mission. La ratification de l’Évêque : « Nous vous choisissons comme diacre », a fait vibrer le chant du « Gloire à Dieu », avec une chorale et une assemblée fières et heureuses d’exprimer la joie qui enrobait l’événement.
Lors de son homélie a Gascons, l’Évêque a insisté sur la mission du diacre qui est avant tout de prendre soin des pauvres et des personnes vulnérables; à Grande-Vallée, il a, en plus, rappelé l’importance d’avoir des leaders qui soutiennent ceux et celles qui s’engagent dans nos communautés.
Moment recueilli et émouvant que celui de la litanie des saints et saintes chantée par toute l’assemblée, suivie de l’imposition des mains et de la prière consécratoire. Après avoir reçu l’étole qui « part du cœur pour descendre à la main », signe du service diaconal, le nouveau diacre a reçu l’Évangéliaire qui rappelle sa mission d’annoncer la Bonne Nouvelle du Christ, pour être ensuite présenté par l’Évêque à la communauté : « Voici votre nouveau diacre!» La réponse de l’assemblée fut de nouvelles acclamations.
À la fin de la célébration, la lettre de mission de chacun des nouveaux diacres a été lue : Paul-Henri est chargé d’accompagner et de conseiller les Chevaliers de Colomb du District 64 (de Percé à Port-Daniel Gascons), et Noël-Denis est appelé à porter de façon spéciale la pastorale de la famille dans ses préoccupations. À Gascons comme à Grande-Vallée, cette grande fête ecclésiale s’est poursuivie par le souper fraternel.
La mission de nos nouveaux diacres a commencé. Ne cessons pas de les accompagner de nos prières pour « que le Seigneur achève en Paul-Henri et en Noël-Denis ce qu’Il a commencé ». Prenons aussi le temps de remercier l’équipe de formateurs et de formatrices de Gaspé et de Québec qui les ont suivis durant tout leur parcours. Merci aussi aux communautés et aux familles qui ont soutenu le choix de Paul-Henri et Noël Denis.
À la rentrée pastorale de cette année, quelques couples entameront leur deuxième année de cheminement; restons en communion avec eux. Et aussi ayons les yeux ouverts au cas où le Seigneur nous inviterait à interpeller un membre de notre entourage ou encore, pourquoi pas, nous interpellerait nous-mêmes!
Abbé Serge Danialou TIDJANI
Membre de l’équipe de formation initiale au diaconat permanent