Février 2012

Éditorial de l’évêque    Février 2012

Les sacrements de guérison

Le 11 février prochain, nous célébrerons la Journée mondiale des malades. La maladie est un état qui nous atteint tous et toutes à un moment ou l’autre de la vie. Mais dans un siècle où la longévité est le sort d’un très grand nombre, elle devient encore plus visible socialement et elle atteint beaucoup de personnes que nous connaissons. C’est pourquoi il est bon de prendre conscience que les personnes malades ou d’un grand âge doivent prendre une place de plus en plus grande dans la vie, la pensée et la prière de nos communautés chrétiennes. À toutes les personnes malades de notre Église diocésaine, nous exprimons notre sollicitude et notre affection.

Le message que le Saint Père a délivré à cette occasion mérite vraiment notre attention alors qu’il met l’accent sur la guérison qu’apportent les sacrements préparés et reçus dans la foi. Cette année, écrit-il, je voudrais mettre l’accent sur les sacrements de guérison, c’est-à-dire sur le sacrement de la réconciliation et sur celui de l’onction des malades qui culminent naturellement dans la communion eucharistique.

En effet, une lecture attentive des Évangiles nous montre comment Jésus ne sépare pas la guérison spirituelle de la guérison du corps. Au malade qu’on avait descendu par le toit ouvert d’une maison afin qu’il parvienne à voir Jésus, celui-ci commence par lui dire : Mon enfant, tes péchés sont remis. Et devant l’étonnement des scribes, Jésus demande ce qu’il est plus facile de faire : guérir le corps ou le cœur? Et il dit encore au paralytique : Prends ton grabat et rentre chez toi ! (Mc 2, 5-11) Et partout ailleurs dans l’Évangile, les évangélistes nous disent régulièrement que Jésus « proclamait la Bonne nouvelle et guérissait les malades.»

Dans son message, le Saint Père nous dit encore : La lecture des Évangiles met clairement en évidence la façon dont Jésus a toujours accordé une attention particulière aux malades. Il a non seulement invité les disciples à soigner les plaies, mais il a également institué un sacrement spécifique pour eux, l’onction des malades. Par ce sacrement, accompagné de la prière des prêtres, toute l’Église recommande les malades au Seigneur souffrant et glorifié afin qu’il allège leurs peines et les sauve. Ce sacrement mérite aujourd’hui une plus grande considération, dans la réflexion théologique comme dans l’action pastorale auprès des malades.

En cette Journée mondiale des malades, j’aimerais remercier de façon particulière les pasteurs, les animateurs et les animatrices de pastorale et les bénévoles qui donnent de leur temps pour  accompagner les malades dans nos centres hospitaliers. Leur ministère de guérison est une belle image de la sollicitude de Jésus pour tous ceux et celles qui lui demandaient : « Seigneur, guéris moi ! » Notre appui et notre admiration vont aussi à tous ceux et celles qui dans le secret de chaque maison s’occupent d’une personne parente, voisine ou amie, de même qu’à toutes les personnes qui sont à l’œuvre dans nos centres hospitaliers et nos centres d’accueil. À tous et toutes le Seigneur dit encore aujourd’hui : J’étais malade et vous m’avez visité. (Mt 25, 36)

† Jean Gagnon

Évêque de Gaspé