Date:août 23, 2017

Le nonce apostolique à l’Oratoire Notre-Dame du Mont St-Joseph

 

Plus de 200 personnes se sont donné rendez-vous au sommet du Mont-St-Joseph, le dimanche 13 août, à l’occasion de la fête des Acadiens, dans le cadre des fêtes du 250e de Carleton-sur-Mer, pour assister à la messe de la fête de l’Assomption, présidée par le représentant du pape François à Ottawa, Monseigneur Luigi Bonazzi, nonce apostolique, en présence de l’évêque du diocèse de Gaspé, Mgr Gaétan Proulx et de nombreux invités.

La célébration a commencé au son des tambours micmacs pour signifier l’accueil des premières familles, jadis par cette communauté. Un ensemble vocal, sous la direction de Madame Claire Bourbeau a interprété les chants religieux dont la Missa Brevis KV259 de Mozart ce qui a donné un caractère magistral, au rassemblement. M. Paul Lemieux a ensuite situé la fête dans son contexte historique.

 

La journée avait commencé avec la présence de Mr Proulx par un diner à la Maison Maguire de Saint-Omer et de la signature du livre d’or à l’Hôtel de Ville de Carleton-sur-Mer. 

 

 

 

Ce fut un moment rempli de joie, de fraternité et de simplicité comme le sont les rassemblements au sommet de cette montagne pour souligner cette fête si importante pour la population de la Baie-des-Chaleurs.

Paroles du Nonce Apostolique, Mgr. Luigi Bonazzi

à conclusion de la Sainte Messe célébrée pour souligner le 250ème anniversaire de l’arrivée des premières familles acadiennes

(13 août 2017)

Oratoire Notre-Dame du Mont-Saint-Joseph à Carleton-sur-Mer

 

 Si le Pape François était avec nous, je crois que dans cette occasion du 250ème anniversaire de l’arrivée des premières familles acadiennes il vous inviterait, entre autres choses, à « faire mémoire », à vivre avec une conscience renouvelée et approfondie le « Je me souviens ». Se souvenir. Mais : « se souvenir de quoi? ». Et bien : se souvenir surtout des grandes choses accomplies pour nous et en nous par le Seigneur. « Je me souviens des exploits du Seigneur » (Ps 77,12). 

Il est important de « faire mémoire ».  « Notre histoire personnelle du salut se fonde dans le souvenir de tout ce que le Seigneur a fait pour nous. Se souvenir est essentiel pour la foi, comme l’eau pour une plante : de même qu’une plante sans eau ne peut rester en vie et donner du fruit, de même la foi, si elle ne se désaltère pas à la mémoire de tout ce que le Seigneur a fait pour nous.

La mémoire est importante, car elle nous permet de demeurer dans l’amour, de se souvenir, c’est-à-dire de porter dans le cœur, de ne pas oublier celui qui nous aime et que nous sommes appelés à aimer. Cependant, cette faculté unique que le Seigneur nous a donnée est de nos jours plutôt affaiblie. Dans la frénésie dans laquelle nous sommes plongés, beaucoup de personnes et beaucoup de faits semblent glisser sur nous. On tourne les pages rapidement, avides de nouveautés mais pauvres en souvenirs. Ainsi, brulant les souvenirs et vivant dans l’instant, on risque de rester à la surface, dans le flux des choses qui se succèdent, sans aller en profondeur, sans cette épaisseur qui nous rappelle qui nous sommes et où nous allons. Alors, la vie extérieure devient morcelée, la vie intérieure, inerte » (Pape François, Homélie à la Messe du Corpus Domini, 18 juin 2017).

 Mais pas – vous dirait encore notre Pape François – n’importe quelle « mémoire »! Il faut une mémoire reconnaissante, libre, patiente. « … une mémoire reconnaissante, parce que nous nous reconnaissons enfants aimés du Père et rassasiés par lui.  Une mémoire libre, car l’amour de Jésus, son pardon, guérit les blessures du passé et pacifie le souvenir des torts subis et infligés ; une mémoire patiente, car dans les adversités nous savons que l’Esprit de Jésus demeure en nous: même sur le chemin le plus accidenté nous ne sommes pas seuls, le Seigneur ne nous oublie pas et il nous redonne des forces avec amour chaque fois que nous allons à lui ».

 Faire mémoire. Chaque jour faire mémoire, se souvenir de l’Amour de Dieu qui nous précède. « Je me souviens ».