Renouveau charismatique

 

   Cette page vous présente ce qui concerne le Renouveau dans notre diocèse et vous offre des textes inspirants. Bienvenue et bonne lecture !

 Voici le lien vers le site du Renouveau charismatique

 

Les responsables du mouvement dans notre diocèse:

Répondant diocésain : Marcel Blanchard, prêtre

Responsable diocésaine : Élise Bélanger, o.m.m.i.

Co-responsables diocésaines :

Secrétaire, trésorière et archiviste : Noëlline Tanguay

Co-responsable diocésaine : Anita Dupuis Cloutier

Co-responsable diocésaine : Juliette Bourgeois, c.n.d.

Responsables aux Iles-de-la-Madeleine :

Groupe de Notre-Dame-du-Rosaire : Bernise Harvey

Groupe de Bassin : Juliette Bourgeois, c.n.d.

Responsables en Gaspésie :

Groupe de Sainte-Anne-des-Monts : Godefroy Pelletier

Groupe Salve Maria de Mont-Louis : Noëlline Tanguay

Groupe de Pabos : Monique Duguay

Groupe de Grande-Rivière : Pierrette Mercier

Groupe de Saint-Pie X-Paspébiac : Mathilda Corbin Bond

 

Rencontre des groupes de prière du renouveau charismatique :

Fatima : lundi à 19 h

Bassin : mardi à 19 h

Sainte-Anne-des-Monts : mardi à 19 h, sacristie

Mont-Louis : mardi à 19 h, sacristie

Pabos : lundi à 19 h 15

Grande-Rivière : lundi à 19 h, sacristie

Paspébiac : lundi à 19 h, église Notre-Dame

RELANCE SECTEUR HAUTE-GASPÉSIE

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Samedi le 20 septembre 2014 avait lieu le lancement de l’Année à Sainte-Anne-des-Monts où le thème « Ravive en toi le don reçu » (2 Tim. 1, 6) a été développé par notre personne-ressource Sr Monique Anctil, rsr accompagnée de M. Paul-Émile Vignola, ptre, ainsi que l’équipe d’animation musicale Gabrielle Anctil, rsr et Marie Lebel qui ont su capter notre attention et nous entraîner dans la joie et la louange.
À la lumière de cette Parole, Saint Paul ramène son ami Timothée à la foi reçue de ses ancêtres et qu’il doit continuer de faire croître en laissant agir l’Esprit-Saint. Et quelle est notre mission à nous dans le Renouveau charismatique, sinon de reconnaître les dons et charismes dans nos groupes de prière, de les susciter, et de les concrétiser dans les engagements de nos milieux respectifs. Nous sommes des « intercesseurs » et nous portons les autres dans la prière.
Cette journée de ressourcement rejoint la sortie missionnaire dont nous parle le Pape François : « Nous sommes l’Église qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles à l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration ». (La joie de l’Évangile no 28). Un merci reconnaissant pour l’accueil, l’enseignement, la célébration eucharistique et l’atmosphère de la journée dans cette lancée sous la mouvance de l’Esprit.

Élise Bélanger

 

De par notre baptême nous avons la mission

de transmettre ce que nous avons reçu…

« Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous au prescrit. » Mt. 28, 19 – 20.

L’appel du Ressuscité adressé aux Apôtres à baptiser au nom de la Sainte Trinité éveille le sens de la mission au cœur de l’Église. Du début de l’Église à aujourd’hui, la mission du témoignage a toujours été soutenue par le don de l’Esprit Saint au baptême. L’Esprit de notre baptême nous permet de vivre la rencontre du Ressuscité qui illumine tous nos engagements à sa suite. Ces engagements ont comme base la foi qui dispose  notre cœur à vivre l’amour donné et partagé dans la gratuité de Dieu notre Père. Cet amour gratuit est signifié par la mort et la résurrection du Christ. Cette présence vivante est agissante dans tous les baptisés.

Comme ministre du baptême, j’aime faire le geste de l’onction avec le Saint Chrême. La prière qui accompagne ce geste nous fait prêtre, prophète et roi. Ces trois dimensions de la mission nous appellent à transmettre la Bonne Nouvelle de la résurrection de Jésus. Par notre prière personnelle et communautaire, une belle unité se crée avec toute la communauté croyante pour susciter l’engagement concret par la parole constructive et les gestes d’entraide et de partage. Au dernier repas de Jésus avec les Apôtres, Jésus leur dit que c’est par l’amour vécu au nom de notre Dieu qu’il sera possible de reconnaître ses disciples. L’amour nous est donné et nous avons la belle mission d’aimer à notre tour dans l’esprit du commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autre comme je vous ai aimé. » Jn 3, 34.

« Allez par le monde entier, proclamez l’Évangile à toutes les créatures. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. » Mc. 16, 15 – 16.  Nous sommes envoyés par le Christ lui-même à annoncer l’Évangile par ce que nous sommes comme baptisés dans l’Esprit Saint et par ce que le baptême nous invite à vivre dans un esprit d’amour, de joie et de paix. Annoncer l’Évangile nous fait témoin du Ressuscité et du don de l’Esprit de Pentecôte. Animés par le souffle de l’Esprit Saint, la même audace qui a habité les Apôtres nous porte vers les autres pour éveiller les frères et sœurs dans la foi à se nourrir de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Le Corps et le Sang du Christ nous unis à la famille des enfants de Dieu et nous envoient à être signes de cette belle unité vécue dans l’amitié et la fraternité.

J’ai reçu la foi de mes parents qui m’a permis de vivre la même réalité de confiance manifestée par Dieu notre Père, Jésus le Fils bien-aimé et l’Esprit Saint. Nous sommes choisis par le Christ à partager ce que nous avons reçu de notre Dieu. Quel beau privilège nous est donné pour montrer la grandeur et la beauté de notre baptême ! Bâtissons ensemble le Royaume de Dieu !

Marcel Blanchard, prêtre modérateur à l’Équipe pastorale du secteur pastoral Mathurin-Bourg et répondant du renouveau charismatique au diocèse de Gaspé. 

 

Je crois en Jésus-Christ…

La foi est une vertu théologale qui donne un sens à ma relation avec Jésus le Ressuscité. Faire confiance en une personne vient transformer le regard sur la vie en général. Sur le plan humain, croire en quelqu’un qui se fait proche, influence notre façon d’être et notre façon d’agir. Donc la confiance manifestée envers une ou des personnes donne l’image d’une relation interpersonnelle agréable et constructive. Ma qualité de présence prend sa forme à partir de ce que j’ai reçu de mon éducation familiale et sociale. J’aime beaucoup cette réflexion qui dit : « Je donne ce que j’ai reçu ».

Ma relation avec Jésus débute quand lui-même se manifeste dans ma vie personnelle et communautaire. L’accueil que Jésus me réserve en tant qu’humain et aussi en tant que baptisé dans l’Esprit-Saint, vient éveiller tout un vécu rempli d’amour et d’espérance. Dès mon baptême, Jésus m’assure de sa présence par le don de l’Esprit Saint. Sa présence se manifeste de différentes façons. « Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. » Mt. 28, 20 Je crois en Jésus-Christ par son accompagnement constant dans ma vie quotidienne. Mon expérience de croissance se réalise toujours en sa présence lumineuse. Il est vivant dans le cœur de chaque personne et dans le cœur du monde. Les témoins de la foi sont des modèles qui soutiennent mes engagements en Église dans un esprit de service. Je crois que Jésus se manifeste dans l’éducation chrétienne reçue dans ma famille humaine et aussi dans ma famille chrétienne. Il se fait présent dans la Parole de Dieu et dans la vie sacramentelle.

Jésus m’a donné son Paraclet pour que je puisse accueillir la Parole de Dieu et me laisser guider par elle dans mon cheminement en Église. C’est également par l’Esprit de Pentecôte que chaque baptisé devient capable de goûter à une telle présence dans la foi. Dans la grande prière de Jésus, il est écrit : « Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître encore, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux. » Jn. 17, 26 La vie sacramentelle est le signe par excellence pour vivre du Christ. Par mon baptême et la confirmation dans l’Esprit Saint, je fais l’expérience de cette relation intime avec Jésus lui-même, le Fils bien-aimé du Père. Sa présence de Sauveur m’éveille à la joie de ma proximité avec Dieu le Père et à l’accueil de son salut qui me fait membre de sa famille spirituelle et frère dans la foi.

Je crois en Jésus-Christ qui m’accompagne sur la route de la vie. Il est là pour me proposer la voie du salut. Il m’invite à me laisser habiter par le souffle de l’Esprit Saint dans mes discernements et dans mes choix pour être signe de la foi qui m’anime.

Marcel Blanchard, prêtre modérateur dans le secteur pastoral Mathurin-Bourg, diocèse de Gaspé et répondant diocésain pour le renouveau charismatique.

Une Parole vivante aujourd’hui

« Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, nous avons vu sa gloire : la gloire que seul un Fils Unique peut recevoir du Père : en lui tout était don d’amour et vérité » Jn. 1, 14. Ce texte de l’évangéliste saint Jean nous fait vivre l’expérience de la Parole de Dieu qui est vie pour toute l’humanité. Dieu vient dire qui il est pour chacun et chacune de nous : un Dieu proche rempli d’amour et de vérité. Sa proximité nous est révélée dans la personne de Jésus et dans le message de vie qu’il nous partage. Quelle belle révélation nous accueillons de la part de notre Dieu Père dans la présence de son Fils bien-aimé !

Comment est-il possible de faire du message de vie du Seigneur une Parole vivante aujourd’hui ? Nous avons de grands témoins de la Parole de Dieu qui nous invitent à méditer ce message et à l’accueillir comme un soutien à la vocation baptismale. Je pense en particulier à sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix qui ont médité et expérimenté la Parole de vie. Ces témoins m’ont permis de vivre des moments extraordinaires dans les temps d’oraison où j’ai pu méditer la Parole de Vie et la faire mienne dans ma mission de baptisé et de prêtre.

Prendre le temps d’accueillir le Sauveur et sa Parole n’est pas toujours évident. J’ai eu à me donner une discipline pour laisser la Parole m’épouser et faire un avec elle. Le secret de ce vécu avec notre Dieu Trinité est l’ouverture à l’action de l’Esprit Saint dans notre être d’enfant de Dieu. Il est très important de prier l’Esprit Saint de nous donner la grâce de vivre la Parole de Dieu et d’en faire notre priorité quotidienne. Cette expérience spirituelle devient possible en laissant les vertus théologales s’imprégner dans toute notre personne. C’est seulement dans la foi, la charité et l’espérance qu’il nous est donné de vivre du Seigneur par sa présence de Ressuscité et par sa Parole partagée dans Bible et dans notre vécu de peuple de Dieu en marche.

Jésus lui-même nous a envoyé son Paraclet pour nous instruire de la Parole d’évangile et aussi pour nous inviter à la vivre à chaque instant de notre vie. J’aime beaucoup l’extrait de la lettre aux Hébreux qui dit : « Dieu dans le passé avait parlé à nos pères à bien des reprises et de bien des façons par les prophètes, mais en ces jours qui sont les derniers, il nous a parlé par le Fils. » He 1, 1-2. Jésus est la Parole même de Dieu qui anime notre témoignage et qui lui donne le sens voulu dans la construction du Royaume. La Parole est vie dans l’annonce de la Bonne Nouvelle de la résurrection. Jésus est vivant avec nous et éveille notre participation à être avec lui des Ressuscités en pleine action sous le souffle de l’Esprit Saint.

Soyons les témoins de la Parole de vie qui continue d’être actuelle dans notre vécu en Église !

Marcel Blanchard, prêtre modérateur dans le secteur pastoral Mathurin-Bourg et répondant diocésain auprès de Mgr Jean Gagnon, évêque de Gaspé

 

L’Eucharistie fait la communauté

Le sacrement de l’Eucharistie rassemble le peuple de Dieu autour du Ressuscité pour poursuivre sa mission d’amour. J’aime prendre le temps pour méditer sur ce sacrement qui nous unifie dans la foi, l’amour et l’espérance. Nous entrons dans le grand mystère du corps et du sang du Christ. Oui, le sacrement de l’Eucharistie nous fait entrer dans l’alliance éternelle de Dieu avec son œuvre qu’est la création toute entière. Nous ne pouvons pas accueillir cette offrande de Jésus sans vivre l’union du peuple de Dieu avec notre Dieu Trinité.

À la dernière cène, Jésus nous initie au sacrement de l’Eucharistie en nous présentant la nouvelle réalité de la résurrection dans un esprit de service avec le geste du lavement des pieds. Nous pouvons vivre l’Eucharistie uniquement en lien avec la mission. Jésus est venu pour servir et non pour être servi et il nous invite à l’imiter pour réaliser le plan du salut du Père.

Pendant qu’ils mangent, Jésus prend du pain, prononce la bénédiction et le rompt. Puis il le leur donne en disant : « Prenez, ceci est mon corps. » Il prend ensuite la coupe, il rend grâces, il la leur donne et ils en boivent tous. Puis il leur dit : Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est versé pour une multitude. » Mc. 14, 22 – 24. Jésus vient de nous inviter à être Eucharistie et à vivre dans cet esprit de communion. Nous acceptons de faire corps avec le Christ, ce qui signifie la communion la plus parfaite avec le Serviteur des serviteurs. Également, nous acceptons de nous unir à lui par le sang de l’Alliance éternelle. Le sang du sacrifice de Jésus nous unit comme enfants de Dieu et notre baptême rend concret cette belle unité grâce au don de l’Esprit Saint. L’Esprit d’unité est déposé dans notre être et son souffle nous donne la force de bien vivre notre appel à être ressuscités avec le Ressuscité.

Être Eucharistie nous permet de vivre la volonté de Dieu notre Père dans l’amour et d’offrir constamment notre vécu de foi dans l’action de grâce. Cette unité vécue avec le Christ est la plus belle grâce que nous puissions expérimenter comme frère et sœur dans la foi. Le sacrement de l’Eucharistie nous remet continuellement dans l’histoire du salut et nous rappelle notre baptême et notre confirmation dans l’Esprit Saint.

Nous avons la chance de nous nourrir du corps du Christ, c’est-à-dire de recevoir les dons de l’Esprit Saint pour que nos engagements à la suite du Christ soient toujours vécus dans un esprit de service. Être au service du Seigneur et de l’Église nous place dans un esprit d’amour, de joie et de paix. En prenant conscience des effets de la présence du Ressuscité dans notre vie spirituelle, c’est là que nous expérimentons la vie de la communauté chrétienne. Le Christ est la source de toute unité par sa mort et sa résurrection. En accueillant le Christ, nous accueillons sa vie et sa mission. C’est lui qui nous choisit et qui nous envoie comme disciples dans notre beau vécu ecclésial. Merci, Seigneur, pour cette merveille !

Marcel Blanchard, prêtre modérateur dans l’équipe pastorale au secteur Mathurin-Bourg et répondant diocésain auprès de Mgr Jean Gagnon, évêque de Gaspé.

La Pentecôte est le baptême de l’Église

L’événement de la Pentecôte est la renaissance dans l’Esprit Saint. C’est le début de l’annonce officielle de la résurrection de Jésus par les apôtres. Également, les disciples sont appelés à vivre la présence du Ressuscité par le témoignage en Église. Une nouvelle manifestation de Dieu se réalise par le don gratuit de l’Esprit Saint à toute l’humanité. La lumière de la résurrection nous est donc indiquée par le souffle de l’Esprit.

J’aime regarder la manifestation de Dieu dans l’histoire de l’humanité et en particulier dans celle du peuple de Dieu. Depuis la création, Dieu se fait présent dans son œuvre. Il crée l’homme et la femme à son image. Malgré une relation brisée entre Adam, Ève et le Créateur, l’Esprit Saint se fait présent dans le cœur de Dieu. Cette présence suscite une alliance de notre Dieu miséricordieux avec Abraham. Cette alliance est renouée avec Moïse et les prophètes pour préparer l’humanité à accueillir l’alliance éternelle en Jésus le Ressuscité.

Grâce au don de Jésus sur la croix et au passage de la mort à la résurrection, le baptême prend tout son sens. Jésus a plongé dans la mort pour ressusciter au matin de Pâques. Nous aussi, nous plongeons avec le Christ dans la mort pour ressusciter avec Lui. Cette plongée et cette remontée nous permet de faire l’expérience de l’Esprit Saint qui nous remplit de ses dons. Les dons de l’Esprit Saint nous éveille à la mission que chaque baptisé réalise par sa façon d’être et sa façon de témoigner.

L’Église a débuté sa mission de témoin avec l’événement de la Pentecôte. Les Apôtres sont la base de notre vie de foi en annonçant la Bonne Nouvelle de la Résurrection. Eux-mêmes sont les premiers témoins qui ont vécu la rencontre du Ressuscité. Habités par la paix du Seigneur, ils ont accueilli l’Esprit Saint. Ce même Esprit a ouvert leur cœur à l’intelligence de la Parole et à vivre l’audace de la l’annonce du kérygme. Les apôtres se sont laissés transformer par la présence du Ressuscité et le don de l’Esprit Saint. Avec les dons de l’intelligence, de la sagesse et de la force, ils éveillent les gens à la conversion par le nom de Jésus.

Notre propre baptême nous fait vivre l’événement de la Pentecôte à chaque instant. L’Esprit Saint nous a été donné officiellement au Cénacle par la manifestation des langues de feu et du vent. Cet Esprit a toujours été présent à la vie de Dieu et de la création. Il est maintenant le signe par excellence du souffle de vie déposé au cœur du monde. Il vient nous dire que nous vivons une période toute spéciale de la manifestation de Dieu. Habités par l’Esprit Saint, nous signifions la présence et la vie amoureuse de Dieu envers chaque personne de génération en génération. Nous sommes nous aussi témoins de la résurrection de Jésus par notre rencontre personnelle avec Lui dans le vécu en Église. « Vous êtes ressuscité avec le Christ » Col 3, 1.

Devant cette merveille du don de l’Esprit Saint, prenons le temps de louer le Seigneur. L’Esprit nous fait vivre la rencontre du Ressuscité et nous donne l’audace du témoignage dans la prière du Renouveau charismatique et dans l’engagement à sa suite. Soyons debout comme le Christ pour vivre notre joie d’être ressuscités avec Lui pour l’éternité.

Marcel Blanchard, prêtre modérateur au secteur pastoral Mathurin-Bourg et répondant diocésain du Renouveau Charismatique au diocèse de Gaspé.

Renaître de l’Esprit avec et dans mes souffrances

Comment trouver un sens chrétien à la souffrance ?

L’œuvre de la création nous manifeste la grandeur de Dieu. Oui, il nous est possible de découvrir le visage de Dieu dans la croissance continue de la nature. Que s’est-il passé pour que la limite et la souffrance apparaissent dans ce décor majestueux ? L’homme est créé à l’image du Créateur, donc représente la force et la puissance de l’auteur de la vie. La relation entre l’homme et son Créateur se brouille avec ce désir d’être l’égal de Dieu. Là nous arrivent le péché et les conséquences qui se traduisent par la limite physique, la maladie et les différentes souffrances.

Comment accueillir cette réalité difficile qui nous habite dans notre corps et dans notre cœur ? Nous faisons face à des réactions différentes selon la condition humaine et chrétienne de chacun et chacune. Plusieurs personnes de notre société civile vivent le désarroi devant la souffrance physique, psychique et morale. Elles vivent dans l’obscurité totale malgré les soins médicaux. Elles ne trouvent aucun sens à leur vécu et la panique générale s’installe dans leur façon de voir la vie. Les soins palliatifs peuvent aider les personnes à faire face à la maladie et à la souffrance sur le plan humain. C’est une belle façon de pouvoir accompagner ces personnes dans leur situation difficile. Peut-on aider plus profondément ces personnes qui crient souvent leur misère et leur souffrance ?

J’ai vécu différentes maladies et souffrances et j’ai rencontré d’autres personnes qui ont fait la même expérience de vie. Très souvent, le fait d’avoir vécu ces difficultés de la vie aide à un meilleur accompagnement humain et chrétien. Il y a une meilleure sensibilisation et un meilleur accueil de la personne malade et souffrante. Nous voyons déjà une disposition sur le plan humain qui n’est pas à être négligée.

Pour les personnes qui croient aux dimensions spirituelles dans ces situations difficiles, je pense qu’une belle lumière s’installe dans tout l’être souffrant. « Le Christ devait souffrir et annoncer la lumière. » Act. 26, 23 La prière est un moyen que le Seigneur nous donne pour le rencontrer dans toutes les situations de la vie. La prière éveille la confiance et les autres forces spirituelles qui collaborent à donner un sens aux différentes souffrances. La prière à l’Esprit Saint est la base pour recevoir la lumière du Seigneur dans toutes les circonstances. Elle éveille à une qualité de présence du Sauveur qui sécurise et réconforte. Cette paix du Seigneur devient présente pour accueillir la maladie et la souffrance. C’est dans la paix intérieure qu’il devient possible d’avoir un regard serein devant cette réalité. Je crois à la purification du monde que la souffrance du Christ a permis et permet toujours dans notre monde contemporain. Il nous invite à participer à cette même purification du monde en nous associant à sa propre souffrance. C’est uniquement dans la foi qu’il est possible d’accueillir la souffrance avec la lumière de la mort et de la résurrection du Christ. « Je connaîtrai la participation aux souffrances du Christ. » Phi. 3, 10

L’Esprit Saint nous permet de vivre une belle offrande au Seigneur dans son plan de salut de toute l’humanité. Il est le souffle dont nous avons besoin pour que l’unité vécue avec la Sainte Trinité puisse donner la vie même avec cette réalité de la maladie et de la souffrance. Demandons sans cesse à l’Esprit Saint  de nous donner cette force divine pour aider nos frères et nos sœurs dans la foi à vivre dans l’esprit du cœur de Jésus et de Marie.

Marcel Blanchard, prêtre modérateur au secteur pastoral de la Haute-Gaspésie et répondant diocésain auprès de l’évêque de Gaspé pour le Renouveau Charismatique.