Développement et Paix

La campagne d’automne

Les gens et la planète avant tout.

Les gens et la planète avant tout, cela signifie :

« Une économie différente, qui fasse vivre et non pas mourir, qui inclut et n’exclut pas, qui humanise et ne déshumanise pas, qui prenne soin de la création sans la piller ».

Pape François

Nous demandons à la Chambre des communes d’adopter une loi sur la diligence raisonnable en matière de droits humains et d’environnement

Alors que les leaders mondiaux participent aux rencontres de la COP26 pour discuter des façons de s’attaquer aux changements climatiques, de plus en plus de militantes et de militants sont menacés et tués pour avoir protégé les forêts, les eaux et la biodiversité dont les humains et la planète ont tellement besoin. Les membres les plus vulnérables de notre famille humaine sont celles et ceux qui portent le fardeau le plus lourd, devant affronter les pires impacts des changements climatiques ainsi que les effets négatifs de « solutions » climatiques mal planifiées, décidées d’en haut.

Nous savons que les choix que nous faisons aujourd’hui vont façonner nos communautés, nos économies, notre santé ainsi que la santé de notre planète pour les années à venir, alors assurons-nous que notre transition nous mènera vers une économie juste, qui prenne en compte le développement humain intégral. Comment nous assurer que les droits humains soient respectés et les dégâts environnementaux évités, tout en améliorant nos politiques climatiques nationales et mondiales ?

Nous devons faire en sorte que les gens et la planète soient au centre d’une relance juste.

Les mesures volontaires ne sont pas suffisantes

Il est temps de nous rattraper ! Sommes-nous prêts à ce que le Canada soit un véritable leader sur le plan des droits humains internationaux et de la conduite responsable des entreprises? Depuis plus d’une décennie, on s’attend à ce que les compagnies canadiennes se préoccupent de l’environnement et respectent les droits humains. Et pourtant, les expériences vécues par les organisations partenaires de Développement et Paix démontrent que les mesures existantes ne sont pas efficaces pour prévenir les abus face à l’environnement et aux droits humains dans le monde.

Nous voulons que l’obligation de prévenir les violations des droits humains soit légalement contraignante. Dans cette optique, les compagnies canadiennes devraient développer et mettre en œuvre des procédures de diligence raisonnable en matière de droits humains et d’environnement pour toutes leurs chaînes d’approvisionnement et de valeurs, tout en rendant des comptes à ce sujet. Avec une législation sur la diligence raisonnable, si une compagnie faillirait à sa tâche de prendre des mesures raisonnables, les victimes de préjudices auraient accès à des recours et à des mesures de réparation significatives via les cours de justice canadiennes.

Défendre ses droits et protester contre les injustices sont des privilèges que nous tenons pour acquis au Canada.

Mais, dans certaines régions du Sud, faire entendre sa voix peut être dangereux. Des communautés sont souvent menacées, voire criminalisées, pour avoir défendu leur droit à un environnement sain.

Et, très souvent, ce sont de puissantes compagnies canadiennes qui sont en litiges contre ces gens tellement dépourvus de tous moyens de défense.

Nous demandons donc au gouvernement canadien de légiférer afin d’exiger des compagnies canadiennes œuvrant à l’étranger, d’adopter une éthique environnementale qui soit à tout le moins égale, à celle que nous exigeons d’eux au Canada.

Merci de vous joindre à notre campagne en signant la pétition afin de sensibiliser notre députée fédérale à cette cause juste et équitable.

Pour compléter la pétition, cliquez ici

Sylvio Bourget

Agent de pastorale missionnaire

Diocèse de la Gaspésie et des îles de la Madeleine

Développement et Paix – Caritas Internationalis est une organisation catholique mandatée par l’Église pour aller à la périphérie du monde afin de témoigner, de construire la solidarité et de mener des actions basées sur la sauvegarde de ce monde abandonné.

Voici de quelle façon et comment votre don sera utilisé !

Pour de plus amples informations sur le bilan 2019-2020 de Développement et Paix, veuillez cliquer sur le lien : fr_rapportannuel_2019-20_final.pdf (devp.org)

Ce que nous sommes : une organisation pour le développement et la Paix

Créée il y a plus de 50 ans par l’assemblée des évêques catholiques du Canada (CECC); Développement et Paix (L’Organisation catholique canadienne pour le développement et la paix) est l’organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada et le membre canadien de Caritas Internationalis. Développement et Paix est financé par les collectes de fonds dans les paroisses, les dons individuels et des subventions gouvernementales, provenant surtout d’Affaires mondiales Canada.

Notre vision : Agir pour un monde plus juste

Notre mission : Soutenir des partenaires dans le Sud qui mettent de l’avant des alternatives aux structures sociales, politiques et économiques injustes, et sensibiliser la population canadienne aux causes de l’appauvrissement des peuples et la mobiliser dans des actions de changement. Dans la lutte pour la dignité humaine, l’organisme s’allie aux groupes de changement social du Nord et du Sud. Il appuie les femmes dans leur recherche de justice sociale et économique. Lisez notre énoncé de mission

Notre action : Depuis sa création, Développement et Paix a soutenu 15 200 initiatives locales dans des domaines comme l’agriculture, l’éducation, l’action communautaire, la consolidation de la paix et la défense des droits humains dans 70 pays.

Nos objectifs : Inspirés des valeurs de l’Évangile et en particulier de l’option préférentielle pour les pauvres, nos objectifs consistent à appuyer les actions des peuples du Sud pour qu’ils puissent prendre leur destin en main et à sensibiliser les Canadiennes et Canadiens aux questions liées au déséquilibre nord-sud.

Notre conviction : Nous estimons que les Canadiennes et les Canadiens de toutes les croyances ont le devoir de secourir les personnes pauvres et démunies du monde entier, que ce soit en exerçant des pressions sur les gouvernements, les entreprises et d’autres intervenants en vue de provoquer des changements, ou en donnant de leur temps ou de l’argent pour appuyer les efforts de développement. Les populations du Sud peuvent accéder à une vie meilleure à condition de disposer des instruments économiques et sociaux nécessaires.

Le conseil diocésain de Développement et Paix

Le conseil diocésain, qui comprend normalement des personnes représentantes de chacun des groupes locaux actifs dans le diocèse, se charge de planifier et de coordonner les activités de Développement et Paix à l’intérieur du diocèse. La nomination des personnes administratrices de chaque conseil diocésain s’effectue à l’assemblée annuelle des membres du diocèse. C’est le conseil diocésain qui désigne les personnes déléguées à l’assemblée d’orientation et aux assemblées régionales.

Les campagnes annuelles

Chaque année, Développement et Paix organise deux campagnes qui visent à sensibiliser les gens à des problèmes bien particuliers présents dans les pays du Sud.

Campagne d’éducation et de mobilisation

Réflexion basée sur notre foi pour le renouveau et la guérison de notre maison commune

Le monde a mal. La Terre souffre et nous avec elle. En mars 2020, presque l’ensemble de la planète a vécu le confinement. Un temps d’arrêt. La Terre s’est mise en congé maladie forcé et a attiré notre attention collective sur une crise profonde que nous vivions toutes et tous sans vouloir l’avouer. Nous avons pleuré. Nous avons perdu des êtres chers à cette maladie, nous avons eu terriblement peur et nous avons par moments été enragés par des décisions et comportements irresponsables.

Mais cet isolement, ces deuils, ces craintes que nous – les privilégiés de la Terre – avons souffert ne sont qu’une partie de la souffrance qui ravageait la Terre. Cette crise sanitaire – cette pandémie – est en effet intimement liée à d’autres crises: la crise écologique, la crise humaine, politique, la pauvreté, l’inégalité et notre relation abusive envers la Terre, ses ressources et surtout envers nos sœurs et frères dans les pays moins riches. Car ce sont ces pays, leurs populations et leurs ressources qui nous nourrissent, qui font rouler ce système confortable dans lequel on vit; notre économie.

Et tout d’un coup, nous avons vécu la fragilité et l’absurdité extrême de notre mode de vie. Nous avons vu comment ces chaînes et chemins de commerce et d’exploitation ont permis au virus de voyager à la vitesse de l’éclair et se répandre sur la Terre entière. Ensuite, nous avons constaté autre chose : l’injustice camouflée dans nos propres sociétés. L’inégalité des chances, d’accès aux soins, la précarité financière de certains, les maladies plus présentes chez les plus pauvres les rendant plus vulnérables… L’injustice de notre économie qui fait que nous dépendons de personnes à faible revenu dans des conditions inacceptables – même chez nous, pas juste à l’autre bout de la Terre –pour maintenir notre fausse impression de pays développés… Nous avons vu comment nous traitons nos personnes âgées et nos enfants. Nous avons vu comment nous traitons les immigrants et sans-abri… Notre culture du déchet. Nous avons vu tout cela. Ce n’est pas la pandémie qui a causé cette souffrance. La pandémie a exposé cette souffrance. Et après la tristesse, nous avons peut-être été habités par la honte et la remise en question… et le dégoût et l’angoisse.

Réparer, rebâtir, guérir va prendre l’engagement de tout le monde et nous avons un rôle particulier à jouer. Nous, l’Église. Nous, les Chrétiennes et Chrétiens. Nous, la société civile. Chacune et chacun de nous peut et doit y prendre part. Nous avons besoin les uns des autres. Agissons en ancrant chacun de nos choix – politiques, économiques et sociaux – dans ce rêve pour le bien commun. Agissons dans la reconnaissance, dans la joie, dans l’espérance, dans la célébration et dans l’AMOUR pour l’humanité et pour notre maison commune.

Cette réflexion a été adaptée de la présentation de Josianne Gauthier, Secrétaire Générale de la CIDSE, à l’occasion du webinaire pour le 5e anniversaire de Laudato Si’. Après avoir travaillé à Développement et Paix – Caritas Canada pendant plus de 16 ans, Josianne a rejoint la CIDSE, un réseau d’organisations catholiques de justice sociale et de solidarité internationale dont fait partie Développement et Paix, en 2017.

Campagne Carême de partage

La campagne de Carême de partage se poursuit tout au long du Carême et vise trois objectifs principaux soit : l’éducation du public canadien sur le développement international; la collecte de fonds; le renouvellement de l’esprit de Carême.

Le Carême est le temps de préparation à la grande fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la Résurrection de Jésus le Christ, notre Seigneur. C’est un temps de cœur à cœur avec Dieu ; un temps pour se laisser davantage habiter par Jésus Sauveur du monde ; un temps pour demander la paix pour soi, ses proches et les peuples de la Terre ; un temps de transformation intérieure par la prière, le jeûne et l’aumône.

Faire l’aumône, c’est pratiquer la charité en nous faisant proches des personnes dans le monde qui sont dans le besoin. C’est partager, au nom de la justice sociale, notre confort et notre abondance. C’est être solidaire de nos sœurs et de nos frères des pays du Sud qui s’engagent à construire un monde de justice et de paix, un monde où toutes et tous peuvent vivre dignement. 

En ce Carême, Développement et Paix – Caritas Canada nous invite à réaffirmer notre engagement Pour notre maison commune aux côtés de nos sœurs et de nos frères des pays du Sud.

En réponse à l’importance qu’accorde le pape François à l’Amazonie et ses peuples, nous sommes invités à écouter le cri des pauvres et le cri de la Terre à travers les témoignages de communautés autochtones et traditionnelles qui luttent pour protéger la forêt amazonienne contre un pillage éhonté de ses ressources. Nous sommes aussi invités à vivre une conversion écologique et à poser des gestes concrets pour préserver l’avenir de notre Terre ainsi que des générations présentes et futures.

Donner généreusement au Carême de partage permet à Développement et Paix de continuer à soutenir des communautés marginalisées en Amazonie et dans les pays du Sud dans leur engagement à transformer le monde. En vivant ainsi le Carême de partage, nous nous nourrissons de l’esprit du Carême qui nous prépare à célébrer la Résurrection de Jésus le Christ, notre Seigneur.

 Nous vous souhaitons une joyeuse montée vers Pâques !

« Le cri des pauvres, c’est le cri de l’espérance de l’Église. En faisant nôtre leur cri, notre prière aussi, nous en sommes certains, traversera les nuages. » – Homélie du pape François lors de la messe de conclusion. 

Les activités :

Prédication dans les églises du diocèse

Soupe du Carême

Dimanche de la solidarité

Pour consulter le site de Développement et Paix, cliquez ici.